Tout d’abord, je désire m’excuser d’avoir brisé ma promesse de livrer une vidéo sur nos réseaux sociaux suite à notre dernière infolettre. Après avoir saisi mon matériel de production mardi et samedi dernier, m’être déplacé aux endroits où je désirais produire, je n’ai pas été en mesure de livrer verbalement, une vidéo de qualité. Les mots me manquaient pour décrire mon ressenti du moment malgré ma préparation face à un événement financier d’envergure.

Malgré les nombreuses alertes de vigilance de notre part au fil des années, il n’en demeure pas moins que lorsque l’on s’arrête un moment pour regarder plus loin que le bout de notre nez, nous voyons clairement le manque de vision à moyen ou long terme de la part de notre collectivité et surtout le manque d’éducation financière.

Au-delà du virus

Alors qu’une majorité d’entre nous ici avons compris que le virus n’était seulement qu’un élément déclencheur parmi plusieurs autres causes potentielles, s’agit-il seulement d’une correction nécessaire des marchés où plutôt l’effondrement du modèle économique en place ?

Le vrai coup de massue

Alors que l’Arabie-Saoudite (allié américain et membre de l’OPEP) était prête à ralentir la production de pétrole pour contrôler le prix sur les marchés, la Russie a fait le choix de refuser cette proposition et de poursuivre la production malgré la baisse de la demande mondiale. Rien de moins ici qu’une prise de décision pour frapper de plein fouet le monopole du pétrodollar US et placer les producteurs de gaz de schiste américains face à une situation délicate. Le moment était très opportun alors que cette décision aurait pu être prise depuis des années. Pourquoi maintenant ? Cela confirme pour moi l’effort de mettre fin à l’empire américain.

Comme expliqué dans notre infolettre précédente, les appels de marge se sont poursuivis cette semaine, le manque de liquidité dans le système devenant de plus en plus évident aux yeux de tous. Les premières salves de mesures offertes par les différentes banques centrales et gouvernements n’ont eu aucun effet sur les corrections baissières entamées. Pourquoi ?

Les pendules à l’heure

La crise de 2008 a débuté lorsqu’il avait été mis en lumière l’exposition absolument démesurée des banques sur les marchés de produits dérivés. Au minimum, ces marchés représentent (2019) une valorisation de plus de 640 trillions de dollars US. (640 000 000 000 000$) Plus grande encore aujourd’hui qu’en 2008 alors que toute les injections monétaires depuis ont gonflé ces marchés à des niveaux encore plus élevés.
Malgré l’intervention des banques centrales sur des baisses de taux d’intérêt (pour stimuler la consommation) et une injection de liquidités de 1.5 trillion offert par la banque centrale américaine cette semaine, ces actions représentent une goutte dans cet océan. Voyez-vous maintenant le type de mesure nécessaire pour réellement « sauver » ce système ? Comprenez-vous mieux maintenant pourquoi les banques ont un sérieux manque de liquidités ?

La phase 1 (actuelle): L’effacement du crédit, injection de liquidités obligatoire
La phase 2 (à venir): Le transfert de prospérité sur la perte de confiance

Vu l’ampleur des chiffres démontrés aujourd’hui, il est rationnel de croire que les appels de marge et autres manoeuvres sont loin d’être terminés.
Les acteurs financiers cherchent à diminuer leur exposition sur ces produits et doivent vendre d’énorme quantité d’actifs pour compenser les pertes.
Les ventes de ces actifs ne sont pas suffisantes pour couvrir l’exposition au risque passé, d’où l’obligation d’injecter des liquidités pour le sauvetage.
Si la direction et les mesures présentées demeurent les mêmes au fil des prochains mois, soyez convaincu de l’hyperinflation à venir.

Si vous possédez des matières précieuses actuellement, il est prioritaire de jeter un œil sur les primes de courtage au-delà du prix du marché, alors que l’US mint confirme maintenant une rupture de stock sur les pièces d’argent après des ventes fracassantes depuis le début du mois. Contactez votre courtier pour les disponibilités.

Les devises numériques telles que Bitcoin ainsi que le marché de l’argent particulièrement, représente des marchés de très petite capitalisation. Il est normal d’avoir énormément de volatilité dans les conditions actuelles. Cela peut représenter d’excellentes occasions pour le futur, lorsque les appels de marges seront complétés. Plusieurs autres produits financiers seront profitables d’ici les prochaines semaines, nous présentons ces informations exclusivement à nos abonnés proactifs.

Vous désirez connaître nos stratégies, opinions et secteurs de prédilection en préparation pour ces changements ? Joignez-vous à nous maintenant !

Voici notre proposition pour vous.

Martin Prescott

Il ne s’agit pas de conseils financiers, seulement mon opinion.