Les politiques monétaires des différentes banques centrales, particulièrement celle des Etats-Unis d’Amérique, sont actuellement le moteur à court et moyen terme des cours de bourse. L’approche fondamentale classique, basée sur la qualité d’une entreprise, et des revenus qu’elle génère, ne suffit plus à assurer des gains lorsqu’on est actif dans le marché financier. Nous sommes dans un environnement où tout le monde s’observe et spécule sur le futur comportement des autres.

C’est pourquoi il est important de prendre en considération les aspects techniques du marché, et d’adopter, à court et moyen terme, un comportement de spéculateur. A long terme, les éléments fondamentaux, tels que la qualité du management, le modèle d’affaire ou la politique de gestion financière, sont toutefois incontournables, c’est pourquoi nous estimons qu’il est important de se projeter sur la durée.

Dans le cadre de notre approche de sécurisation de patrimoine, nous cherchons à limiter les risques d’exposition aux contreparties qui pourraient faire défaut. Cela passe premièrement par une débancarisation, qui nous évite d’être exposé au système de réserve fractionnaire des banques, qui est actuellement instable. Nous cherchons également à garder le contrôle sur nos avoirs en évitant de confier de la valeur à des entités tierces, car la saisie, ou le gel des avoirs suite à une injonction d’une autorité par lesdites entités est possible (en fonction de la juridiction dans laquelle l’entreprise est basée).

Les devises numériques permettent, si l’on utilise un portefeuille électronique dont on maîtrise la clé secrète (ou de décryptage), de sécuriser de la valeur en 6 s’affranchissant d’un tiers pour la garder. On peut par la suite transporter cette valeur à travers les frontières sans pouvoir en être empêché par une quelconque autorité, il suffit d’avoir accès à sa clé secrète ou alors de l’apprendre par coeur.

L’effet de réseau actuellement présent sur le bitcoin (des millions de portefeuilles numériques existants, et plus de 100’000 marchands acceptant le bitcoin) empêche l’émergence d’une autre devise digitale, à moins que celle-ci n’amène une innovation telle que le bitcoin soit obsolète. Toutefois il devrait s’agir d’une avancée technologique majeure pour détrôner le numéro un. La communauté bitcoin cherche sans cesse à innover, dans un processus lent de mise à jour du code nécessitant un consensus fort. La stabilité du processus crée la confiance parmi les utilisateurs.

En l’état, le bitcoin remplit sa mission de base qui est d’être un système de paiement digital sans frontières et décentralisé.

En outre, la vitesse de production de la masse monétaire du bitcoin diminue avec le temps (le nombre d’unités monétaires produites diminue par 2 tous les 4 ans environ). La prochaine période appelée *Halving* se produira vers le 12 mai prochain. La limite de cette masse est de 21 millions de bitcoins, qui devrait être atteinte aux environs de l’an 2140. Il s’agit donc d’une devise avec un taux d’inflation qui diminue avec le temps, ce qui favorise l’épargne car la demande augmentant probablement avec le temps, la valeur de l’unité monétaire devrait s’apprécier dans le futur.

La perspective d’une diminution de la vitesse de création de la masse monétaire en fait donc également une alternative perçue comme un refuge pour accumuler de l’épargne, car les spéculateurs anticipent une augmentation du prix. Nous reviendrons sur des développements extrêmement prometteurs dans la sphère des monnaies numériques, notamment l’émergence de tokens (littéralement « pièces ») liées à des réserves d’or physique, le tout totalement décentralisé.

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Texte de M. Eric Mermod.

Seulement des opinions, il ne s’agit pas de conseils financiers.