Dans la vie comme dans les marchés, il n’y a jamais de certitudes, seulement des tendances et des fondamentaux. Maintenant que les mouvements de marchés ont attiré l’attention de tous au-delà de la situation virale, la question se pose :

À quoi ressemblera le prochain mouvement de capitaux

Pour l’instant, une grande majorité de joueurs ont fait le choix de se réfugier dans les obligations étatiques malgré les rendements faibles voire même négatifs. Cette croyance est forte et transmise depuis des générations. Je vous rappelle que ces obligations sont purement une promesse de remboursement, rien de plus.
Plusieurs se posent la question de savoir pourquoi le mouvement de certaines valeurs refuges ne réagit pas aussi fortement que ces obligations actuellement.

Un mot : Appel de marge

Les effets de levier sont disponibles et fortement répandus dans les marchés financiers. Ceci permet aux différents acteurs (investisseurs et spéculateurs) d’augmenter le risque, mais aussi le potentiel de gain lorsque la direction du marché valide leurs positions. Il y a aussi la possibilité d’utiliser des marges de crédit pour transiger. Lorsque le vent tourne et les positions deviennent perdantes, les investisseurs doivent rembourser sur le champ (appel de marge).

Devant des marchés financiers fortement haussiers depuis la dernière crise, plusieurs investisseurs se font prendre au jeu lorsque les marchés corrigent sévèrement et doivent vendre d’autres actifs en portefeuille pour rembourser rapidement les pertes accumulées. Certains doivent alors fermer leurs positions défensives comme les valeurs refuges pour parer les pertes sur d’autres positions. Pratiquement tous les secteurs sont en correction sévère actuellement sur cette phase, incluant même les sociétés financièrement solides et offrant des dividendes aux investisseurs.

Le comportement vu actuellement dans les marchés est comparable au mouvement vu lors de la crise de 2008. Baisse des valeurs refuges à court terme pour ensuite développer des tendances haussières importantes à moyen et long terme.

Alors à quoi peut-on s’attendre potentiellement ?

La baisse de valeur des différentes devises monétaires se poursuivra avec les multiples interventions à venir des banques centrales. Lorsque les consommateurs n’ont plus confiance sur la croissance économique et ressentent la peur, ils tendent à économiser et payer leurs dettes. Loin d’eux l’idée de consommer, malgré la liquidité offerte sous forme de prêts ou même de dons (vu récemment à Hong Kong et discuté en Australie en ce moment) par les banques via l’assouplissement monétaire.

Plus cet assouplissement monétaire prend de l’ampleur, plus les obligations étatiques deviennent risquées. Voir actuellement la situation au Liban comme référence. Lorsque les marchés actions ne sont plus intéressants (sauf quelques opportunités) alors que fondamentalement plusieurs entreprises croulent sous les dettes et que le carnet de commandes est faible, que les devises monétaires dévaluent rapidement et que les obligations n’offrent plus de rendement raisonnable et sont à risque de défaut, que les taux d’intérêt montent rapidement sur l’hyperinflation se pointant le bout du nez, où croyez-vous que les investisseurs iront distribuer leurs capitaux ?

Nous sommes seulement à la première phase de correction des marchés. Lorsque les investisseurs n’auront plus confiance aux outils d’interventions traditionnels, la prime exigée pour mettre la main sur des actifs physiques tels que l’or et l’argent augmentera fortement alors que la matière physique devient plus difficile à se procurer et ce, nonobstant le prix affiché sur les marchés de produits dérivés. À moins que ce prix reflète la demande du marché physique. Certains types de biens immobiliers et autres actifs (art, collection) deviennent intéressants, particulièrement après une baisse de prix violente.

Suite à la dernière crise financière en 2008, savez-vous quel actif a le mieux performé depuis ?

Bitcoin.

Quel secteur d’activités a le mieux performé depuis cette crise ?

Les technologies.

Croyez-vous que cette fois-ci ce sera différent ?

Seul le temps nous dira.

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Martin Prescott

Il ne s’agit pas de conseils financiers, seulement mon opinion.