Une approche complémentaire de sa gestion du risque

Eric Mermod – @EricMermod

Je reçois régulièrement des questions concernant la gestion de la taille des différentes position dans le portefeuille proactif, plus particulièrement la question suivante : quand rééquilibrer une position ?

Le principal dans la gestion de portefeuille est de fixer des règles.

Voici une approche que je pratique, qui permet de déterminer à l’avance quand renforcer une position et quand en liquider une partie. Elle est adaptée pour une gestion semi-active du portefeuille, c’est-à-dire à mi-chemin entre l’achat-conservation et le trading.

Déterminer son exposition

Dans la vision du portefeuille, il est important de déterminer quelle exposition on est prêt à accepter pour chaque classe d’actifs. On appelle cela l’allocation d’actifs.

La méthode basique est de déterminer un pourcentage fixe d’allocation par classe d’actifs. Les portefeuilles classiques prévoient un rééquilibrage annuel. Voici un exemple hypothétique d’allocation stratégique :

On trouve, de gauche à droite : la classe d’actifs, la valeur actuelle mesurée en euros, le pourcentage actuel de chaque classe, et l’objectif d’allocation qu’on souhaite atteindre. Lorsqu’on passe sous notre objectif, comme c’est le cas ici pour les titres à dividendes, on achète des actifs de cette classe. Inversement on vend lorsque la valeur actuelle dépasse notre pourcentage visé.

Les objectifs sont fixés de manière statique, et ne prennent pas en compte notre sentiment de marché. Il n’y a donc pas d’ajustement du risque en fonction du comportement de celui-ci.

Cela peut amener du stress lorsque le marché chute, et nous empêcher d’acheter lorsque le marché monte. En effet, dans notre exemple si le marché des actions est en train de chuter, on peut décider d’en acheter pour atteindre notre objectif de 15%. Si le marché se retourne à ce moment-là nous n’aurions plus d’espace pour en acheter d’autres, alors que le marché est haussier.

Le stress émotionnel peut se présenter si nous avions par exemple dépassé de peu notre objectif (disons 16% dans la classe d’actifs actions), et que le marché se met à chuter radicalement. On serait alors tenté de ne pas vendre une partie de notre position, car la valeur actuelle est trop proche de notre objectif.

Voici une variante permettant d’ajuster le risque…

Pour consulter l’intégralité de cet article, ABONNEZ-VOUS
Pour un accès immédiat en 3 clics

Déjà abonné ?

Connectez-vous !

Pas convaincu ?

Poursuivez votre visite !

Accédez à un contenu clé en main :

– un contenu de pointe vulgarisé pour simplifier votre compréhension
– un soutien dans votre expérience sur les nouvelles technologies et secteurs pertinents avec nos tutoriels vidéo
– un accès complet aux archives de l’espace proactif
– un suivi actif des projets analysés à l’aide de notre fil d’informations intégré à notre plateforme
– une disponibilité de l’équipe pour répondre aux questions
– une approche de la gestion des sentiments et des émotions

Par |2018-12-05T01:51:31+00:004 décembre 2018|Publique|Commentaires fermés sur Une approche complémentaire de sa gestion du risque
Prenez le contrôle en vous inscrivant à l'infolettre gratuite !